
Avec près de 62 000 nouveaux cas de cancers du sein / an en France, c'est le 1er cancer de la femme. (Source https://www.e-cancer.fr/Professionnels-de-sante/Les-chiffres-du-cancer-en-France/Epidemiologie-des-cancers/Les-cancers-les-plus-frequents/Cancer-du-sein).
87% des patientes sont en rémission à 5 ans, selon les chiffres de 2018 en France, témoignant des immenses progrès réalisées dans les différents traitements de la maladie.
Ci joint un lien sur une information claire et actualisée du Panorama des CANCERS en France (source INCa)

60% des Cancers du Sein sont dépistés à un stade précoce.
La Mammographie de dépistage est recommandée de 50 à 74 ans, tous les 2 ans.

Ces traitements comprennent :
- la CHIRURGIE
- la CHIMIOTHERAPIE
- la RADIOTHERAPIE
- l'HORMONOTHERAPIE
Le service de gynécologie obstétrique du Centre Hospitalier de VICHY prend en charge les patientes depuis plus de 20 ans pour la chirurgie, l'oncologie et l'hormonothérapie. Il travaille en collaboration avec le Centre Hospitalier de MOULINS et le Centre Jean Perrin pour la radiothérapie.
2 types d’interventions chirurgicales peuvent être pratiqués : une chirurgie mammaire conservatrice, appelée tumorectomie ou une chirurgie mammaire non conservatrice, appelée mastectomie.
La TUMORECTOMIE consiste à retirer la tumeur et une petite quantité des tissus qui l’entourent de façon à conserver la plus grande partie de votre sein. Elle est privilégiée aussi souvent que possible, en concertation avec vous. Elle est toujours complétée d’une radiothérapie.
La MASTECTOMIE consiste à retirer la totalité du sein y compris l'aréole et le mamelon. Dans ce cas, différentes techniques de reconstruction du sein peuvent vous être proposées, soit immédiate, soit différée.
Le GANGLION SENTINELLE : En cas de tumeur infiltrante, il est également nécessaire de retirer un ou plusieurs ganglions lymphatiques axillaires (exérèse du ganglion sentinelle ou curage ganglionnaire). Dans ce cas, l'objectif est de préciser si la tumeur s'étend au-delà du sein, de déterminer si un traitement complémentaire par chimiothérapie ou hormonothérapie est nécessaire ou si une radiothérapie des ganglions est justifiée.
En 2026, les stratégies thérapeutiques évoluent vers une désescalade: cela se traduit parfois par une abstention du prélèvement ganglionnaire lors de l'intervention, permettant d'éviter les éventuelles complications sans affecter la qualité du traitement et ses résultats.

Les Questions que vous vous posez, sur le cancer du sein :
1. « Est-ce que le cancer du sein se soigne bien ? »
Oui, dans de nombreuses situations, le cancer du sein peut être guéri. Les chances de guérison dépendent notamment du type de cancer, de sa taille, de l’atteinte éventuelle des ganglions et de la présence ou non de métastases. Plus un cancer est diagnostiqué tôt, plus les possibilités de traitement curatif sont importantes.
2. « Comment sait-on si une anomalie du sein est un cancer ? »
Une anomalie découverte à la palpation ou à l’imagerie ne signifie pas nécessairement qu’il s’agit d’un cancer. Le diagnostic repose généralement sur l'association de l'examen clinique, de l'imagerie (mammographie et/ou échographie, parfois IRM) et, lorsque cela est nécessaire, d'une biopsie.
C'est l'analyse anatomopathologique du prélèvement qui permet de confirmer ou non le diagnostic.
3. « Une biopsie peut-elle faire se propager le cancer ? »
Non. La biopsie est un geste indispensable pour établir le diagnostic et déterminer précisément le type de tumeur. Elle ne favorise pas, dans la pratique courante, la dissémination du cancer.
4. « Pourquoi dois-je faire une biopsie alors que la mammographie montre déjà une tumeur ? »
L'imagerie permet de repérer et caractériser une anomalie, mais elle ne permet généralement pas à elle seule de déterminer précisément la nature des cellules.
La biopsie permet notamment de savoir s'il s'agit d'un cancer invasif ou non et d'étudier ses caractéristiques biologiques. Ces informations sont essentielles pour choisir le traitement le plus adapté.
5. « Dois-je forcément avoir une mastectomie ? »
Non.Lorsque cela est possible, une chirurgie conservatrice du sein, appelée tumorectomie, est privilégiée. Elle consiste à retirer la tumeur avec une marge de tissu sain tout en conservant le sein.
Une mastectomie peut toutefois être nécessaire lorsque la taille, la localisation ou certaines caractéristiques de la tumeur ne permettent pas une chirurgie conservatrice satisfaisante, ou dans certaines situations particulières.
6. « Après une tumorectomie, vais-je forcément avoir de la radiothérapie ? »
Dans la grande majorité des situations où le sein est conservé, une radiothérapie complémentaire est proposée afin de diminuer le risque de récidive locale.
Certaines patientes présentant un très faible risque peuvent cependant bénéficier d'une stratégie adaptée ou d'une désescalade thérapeutique.La décision est personnalisée.
7. « Est-ce que la radiothérapie est dangereuse ? »
La radiothérapie est un traitement local dont l'objectif est de détruire d'éventuelles cellules cancéreuses résiduelles dans la zone traitée.
Elle peut provoquer des effets secondaires, notamment une fatigue ou des réactions cutanées. Les techniques actuelles permettent de limiter autant que possible l'irradiation des organes voisins.
8. « Combien de séances de radiothérapie vais-je avoir ? »
Le nombre de séances dépend du type de cancer, de l'intervention réalisée et de votre situation personnelle.Les protocoles de radiothérapie ont considérablement évolué et les traitements sont aujourd'hui souvent plus courts qu'auparavant.
Dans certaines situations particulières, des techniques d'irradiation partielle ou accélérée peuvent être envisagées.
9. « Peut-on faire une seule séance de radiothérapie pendant l'opération ? »
Des techniques de radiothérapie peropératoire existent et font actuellement l'objet d'évaluations pour certaines patientes présentant un cancer du sein précoce à faible risque de récidive. Leur utilisation dépend de critères précis et du contexte de prise en charge. Les preuves scientifiques sont toujours en attente (2026) sur le bénéfice.
10. « Vais-je forcément avoir une chimiothérapie ? »
Non.La chimiothérapie n'est pas nécessaire pour toutes les patientes. Son indication dépend notamment du type de cancer, de sa taille, de l'atteinte ganglionnaire, du grade et des caractéristiques biologiques de la tumeur.
Dans certaines situations, des tests complémentaires peuvent également contribuer à évaluer le bénéfice attendu d'une chimiothérapie. A Vichy, nous utilisons le Test ENDOPREDICT. (https://www.eurobio-scientific.com/fr/endopredict-cancer-du-sein/endopredire-les-patients/quest-ce-que-lendopredict/)
11. « Pourquoi certaines femmes ont-elles une chimiothérapie avant l'opération ? »
La chimiothérapie peut parfois être administrée avant la chirurgie : on parle de traitement néoadjuvant.
Elle peut permettre de réduire la taille de la tumeur avant l'intervention, de faciliter une chirurgie conservatrice ou de traiter précocement certaines formes de cancer présentant un risque plus important (triple négatif, Her2 +)
12. « Qu'est-ce que l'hormonothérapie ? »
L'hormonothérapie est un traitement utilisé lorsque les cellules cancéreuses présentent des récepteurs hormonaux.Elle vise à empêcher les hormones, notamment les œstrogènes, de stimuler les cellules cancéreuses.
Elle est généralement prescrite pendant plusieurs années après le traitement initial. Le Tamoxifène est l'hormonothérapie la plus ancienne disponible, réservée aux femmes non ménopausées. Les anti-aromatases sont prescrites aux patientes ménopausées.
13. « Pourquoi dois-je prendre une hormonothérapie alors que mon cancer a été retiré ? »
Même lorsque la tumeur a été complètement retirée par chirurgie, il peut persister un risque de récidive lié à la présence éventuelle de cellules cancéreuses microscopiques.
Lorsqu'une tumeur est hormonosensible, l'hormonothérapie permet de réduire ce risque de récidive. (plus d'info sur le site de Curie : https://curie.fr/lhormonotherapie-du-cancer-du-sein)
14. « L'hormonothérapie fait-elle grossir ? »
Une prise de poids peut survenir pendant ou après les traitements du cancer du sein, mais elle n'est pas systématiquement due à l'hormonothérapie elle-même.
L'âge, la ménopause, la diminution de l'activité physique, les traitements associés et les modifications alimentaires peuvent également intervenir.
Dans tous les cas, il est fortement conseillé de maintenir ou de débuter une activité physique, ce qui contribue à diminuer également le risque de récidive.
15. « L'hormonothérapie provoque-t-elle forcément des bouffées de chaleur ? »
Non. Les effets indésirables varient beaucoup d'une femme à l'autre.Les bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, douleurs articulaires ou modifications de la libido peuvent notamment survenir, mais leur intensité est variable et des solutions existent pour les prendre en charge.
A Vichy, le service d'oncologie vous incitera à participer aux ETP sur l'hormonothérapie (https://www.ch-vichy.fr/wp-content/uploads/2024/08/Utep-plaquette-HormonAllier2024-CHV2.pdf)
16. « Est-ce que je vais perdre mes cheveux ? »
Pas forcément. La perte des cheveux est principalement associée à certaines chimiothérapies. Elle n'est généralement pas provoquée par la chirurgie, la radiothérapie mammaire ou l'hormonothérapie.
Lorsque la chimiothérapie entraîne une chute des cheveux, celle-ci est le plus souvent temporaire : les cheveux repoussent après la fin du traitement.
17. « Vais-je avoir mal après l'opération ? »
Une gêne ou des douleurs sont possibles après l'intervention, mais elles sont généralement prises en charge par des traitements antalgiques adaptés.
La récupération dépend notamment du type d'intervention et de la réalisation éventuelle d'une chirurgie axillaire ou reconstructrice.
18. « Pourquoi faut-il enlever un ganglion ? »
Le ganglion sentinelle est le premier ganglion susceptible de recevoir les cellules provenant de la tumeur mammaire.Son analyse permet de savoir si des cellules cancéreuses ont atteint les ganglions.
Dans certaines situations, cela permet d'éviter un curage axillaire plus important. Une chimiothérapie peut devenir indiquée en cas d'envahissement ganglionnaire par exemple.
19. « Est-ce qu'on doit toujours enlever tous les ganglions de l'aisselle ? »
Non.Le curage axillaire n'est pas systématique. Lorsque la situation le permet, la technique du ganglion sentinelle permet d'obtenir les informations nécessaires avec une chirurgie moins importante.
20. « Est-ce que je risque d'avoir un lymphœdème du bras ? »
Une chirurgie des ganglions axillaires peut augmenter le risque de lymphœdème, c'est-à-dire un gonflement durable du bras.Le risque est généralement plus faible après une procédure du ganglion sentinelle qu'après un curage axillaire complet.
Une prise en charge précoce permet d'améliorer les symptômes lorsqu'un lymphœdème apparaît. De la kinésithérapie vous sera généralement prescrite pour limiter le risque. (https://www.reseaudeskinesdusein.fr/)
21. « Peut-on reconstruire mon sein après une mastectomie ? »
Oui. La reconstruction mammaire peut être réalisée immédiatement (RMI) lors de la mastectomie ou secondairement (RMD), parfois plusieurs mois ou années après.
Elle n'est pas obligatoire : certaines femmes choisissent une reconstruction, d'autres préfèrent conserver un buste plat ou utiliser une prothèse externe. (https://www.cancer.fr/personnes-malades/les-cancers/sein/les-traitements-des-cancers-du-sein/protheses-mammaires-externes)
22. « Est-ce que la reconstruction mammaire est une nouvelle opération ? »
Oui. Une reconstruction mammaire est une intervention chirurgicale à part entière, réalisée par des chirurgiens plasticiens. (https://www.cancer.fr/personnes-malades/les-cancers/sein/les-traitements-des-cancers-du-sein/reconstruction-mammaire)
Elle peut être réalisée à l'aide d'un implant ou, dans certaines situations, en utilisant les propres tissus de la patiente. Le choix dépend de l'anatomie, des traitements prévus ou déjà réalisés et des souhaits de la patiente.
23. « Peut-on reconstruire le sein immédiatement ? »
Oui, dans certaines situations.Une reconstruction immédiate peut être envisagée lors de la mastectomie.
Cependant, lorsque certains traitements complémentaires sont nécessaires, notamment une radiothérapie, une reconstruction différée peut parfois être préférable.
La décision doit être discutée avec l'équipe chirurgicale et, idéalement, avant l'intervention.
24. « Pourrais-je avoir une vie sexuelle normale après un cancer du sein ? »
Oui. Le cancer du sein et ses traitements peuvent toutefois modifier temporairement ou durablement la sexualité : fatigue, douleurs, sécheresse vaginale, baisse de la libido, modification de l'image corporelle ou conséquences hormonales.
Il est important d'en parler. Ces difficultés sont fréquentes et peuvent être prises en charge. Un recours aux psychologues est recommandé dans votre parcours de soin.
Des sites d'informations grand public peuvent parfois vous aider dans ce questionnement (https://www.rose-up.fr/magazine/cancer-amour-sexe/)
25. « Puis-je avoir une grossesse après un cancer du sein ? » Dans de nombreuses situations, une grossesse reste possible après un cancer du sein.La possibilité de grossesse dépend notamment de l'âge, de la fertilité restante, des traitements reçus et du type de cancer. Les études les plus récentes mettent même en avant une réduction du risque de récidive dans certains cancers du sein en cas de nouvelle grossesse. (https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa2212856)
Lorsqu'une hormonothérapie est nécessaire pendant plusieurs années, une stratégie personnalisée peut être discutée avec l'équipe spécialisée.
26. « Le cancer du sein peut-il revenir ? »
Une récidive est possible, mais elle n'est pas systématique.Le risque dépend notamment du type de cancer, de son stade initial, de ses caractéristiques biologiques et de la réponse aux traitements.
Il y a les facteurs sur lesquels vous ne pouvez pas agir (génétique) et ceux sur lesquels vous serez un acteur de votre protection (arrêt de l'alcool, reprise d'activité sportive, perte de poids).
C'est précisément pour diminuer ce risque que des traitements complémentaires peuvent être proposés après la chirurgie.
La surveillance sera continue après vos traitements pour dépister une éventuelle récidive (examen par votre gynécologue, mammographie etc...).
27. « Comment surveille-t-on une femme après un cancer du sein ? »
La surveillance repose principalement sur l'examen clinique et l'imagerie mammaire, notamment la mammographie. La fréquence et les examens complémentaires sont adaptés à chaque situation.
Des examens comme le scanner, le PET-scan ou les marqueurs tumoraux ne sont pas réalisés systématiquement chez une patiente asymptomatique : ils sont prescrits lorsqu'une situation clinique particulière le justifie.
28. « Dois-je faire une prise de sang ou un scanner tous les ans ? »
Pas systématiquement. Chez une patiente traitée pour un cancer du sein sans symptôme particulier, la surveillance repose essentiellement sur le suivi clinique et l'imagerie mammaire. Les examens complémentaires sont réalisés lorsqu'ils sont médicalement justifiés.
29. « Est-ce que le cancer du sein est forcément héréditaire ? » Non. La majorité des cancers du sein ne sont pas liés à une anomalie génétique héréditaire.
Une consultation d'oncogénétique peut cependant être proposée lorsqu'il existe certains critères, notamment un âge jeune au diagnostic ou plusieurs cancers du sein ou de l'ovaire dans la famille. Le Centre Jean Perrin à Clermont Ferrand dispose d'une unité dédiée vers laquelle vous serez orientée (https://www.cjp.fr/patient-et-proche/prevention-et-depistage/consultation-doncogenetique)
30. « Est-ce que mes filles ont un risque plus élevé d'avoir un cancer du sein ? »
Cela dépend notamment de l'histoire familiale et de l'existence éventuelle d'une prédisposition génétique. Lorsqu'une mutation génétique héréditaire est identifiée, une consultation d'oncogénétique permet d'évaluer le risque familial et de proposer, si nécessaire, un dépistage adapté.
31. « Est-ce que le stress provoque le cancer du sein ? »
Il n'est pas démontré que le stress soit, à lui seul, une cause directe du cancer du sein. En revanche, l'annonce d'un cancer et ses traitements peuvent être une période très anxiogène. Un accompagnement psychologique peut être proposé lorsque cela est nécessaire.
32. « Est-ce que l'alimentation peut guérir mon cancer ? »
Aucun régime alimentaire n'a démontré qu'il pouvait remplacer les traitements du cancer du sein. Méfiez vous des charlatans qui vous proposent ce type de prise en charge parfaitement inadapté.
Une alimentation équilibrée, une activité physique adaptée et le maintien d'un poids de santé participent toutefois à la santé générale et peuvent contribuer à mieux vivre pendant et après les traitements.
Il faut être particulièrement prudente avec les produits présentés comme des « traitements naturels » du cancer : certains peuvent être inefficaces ou interagir avec les traitements. (https://france-assos-sante.org/2025/07/24/comment-eviter-les-charlatans-en-sante/)
33. « Puis-je faire du sport pendant les traitements ? »
Oui, et l'activité physique est même encouragée lorsqu'elle est adaptée à votre état de santé. Elle peut contribuer à diminuer la fatigue, améliorer la condition physique et favoriser la récupération.
L'activité doit cependant être adaptée au type de traitement, aux éventuelles complications et à vos capacités. Le Centre Léon Bérard à Lyon vous montre le chemin ... (https://www.centreleonberard.fr/institution/actualites/mon-programme-sportif-pendant-mon-cancer-du-sein)
34. « Est-ce que je peux continuer à travailler ? »
Cela dépend de votre état de santé, du type de traitement et de votre profession.
Certaines femmes continuent leur activité professionnelle pendant une partie des traitements ; d'autres ont besoin d'un arrêt de travail ou d'un aménagement de leur activité. Il n'y a pas de règle unique.
35. « Qui décide de mon traitement ? »
Le traitement est systématiquement discuté au sein d'une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) réunissant différents spécialistes : chirurgien, oncologue, radiothérapeute, radiologue et autres professionnels selon les besoins.
La proposition thérapeutique, souvent basé sur nos référentiels nationaux de prise en charge, est ensuite expliquée à la patiente, qui participe à la décision concernant sa prise en charge. (https://www.aphp.fr/sites/default/files/referentielcancer_sein_juin2016.pdf). Les traitements sont donc les mêmes à Vichy qu'à Clermont Ferrand, Lyon ou Paris.
Dans certains cas particuliers, nous pouvons vous proposer de participer à des études au Centre Jean Perrin, dans le cadre de traitements innovants.
Les patientes sont libres à tout moment d'accepter ou de refuser les soins.
36. « Pourquoi mon traitement est-il différent de celui d'une autre femme ? »
C'est la médecine de précision, de personnalisation. Parce que tous les cancers du sein ne sont pas identiques. Deux femmes ayant une tumeur de même taille peuvent avoir des traitements différents selon le grade, les ganglions, les récepteurs hormonaux, HER2, l'âge, les autres problèmes de santé et de nombreux autres paramètres.
Il ne faut donc pas comparer deux parcours de soins sans connaître leurs caractéristiques médicales.
Nouvelles stratégies médicales dans le cancer du Sein.
De nouvelles thérapies ciblées permettent actuellement d'élargir le panel de traitement :
- Cancers HER2-positifs : Le trastuzumab (Herceptin®), le pertuzumab et le T-DM1 ciblent la protéine HER2 présente en quantité excessive sur les cellules.
- Cancers hormono-dépendants (RH+/HER2-) : Les inhibiteurs de CDK4/6 (comme l'abémaciclib) bloquent la division cellulaire en association avec l'hormonothérapie.
- Cancers avec mutation BRCA : Les inhibiteurs de PARP (olaparib) détruisent les cellules en empêchant la réparation de leur ADN.
- Cancers triple-négatifs : Des inhibiteurs spécifiques (comme le bévacizumab) bloquent l'alimentation en sang de la tumeur.